Changements géopolitiques, catastrophes naturelles et sinistres de grande ampleur redessinent le paysage du monde assurantiel.
Fin de la guerre froide… et fin du mouvement de privatisations
Les catastrophes font évoluer le secteur
Alors que le XXIe siècle s’approche, le secteur doit faire face à de nouvelles évolutions à mesure que les banquiers s’approprient le métier d’assureur et que les assureurs se rapprochent des banques.
En parallèle, une série de catastrophes change la vision des assureurs sur l’étendue possible des sinistres.
- En mars 1999, l’incendie qui a lieu dans le tunnel du Mont-Blanc fait 39 victimes.
- En décembre de la même année, le pétrolier Erika coule, polluant 400 km de côtes françaises.
- À Noël, les tempêtes Lothar et Martin dévastent la moitié de l’Hexagone.
- En juillet 2000, le Concorde d’Air France s’écrase, coûtant la vie à 113 personnes.
- L’attentat terroriste du World Trade Center, et ses quelque 3 000 victimes et ses milliards de dollars de dommages, déclenche une onde de choc en 2001.
- En septembre 2001, l’usine d’engrais AZF explose à Toulouse.
- Le naufrage du Prestige en 2002 pollue de nouveau les côtes atlantiques du sud de la France et au nord de l’Espagne.

Source : gallica.bnf.fr/ Bibliothèque Nationale de France
S’il est nécessaire de mettre en place de nouveaux dispositifs pour la couverture de grands risques, l’assurabilité de certains risques majeurs est questionnée. Cela se confirmera avec les dommages causés par l’ouragan Katrina, outre Atlantique, les tremblements de terre en Nouvelle-Zélande, le tsunami de 2003, la catastrophe de Fukushima…
Les événements de la première décennie du XXIe siècle mettent à mal nombre d’assureurs, qui doivent également faire face à la crise financière de 2008. Bien que l’industrie de l’assurance soit moins impactée que le secteur bancaire, elle subit néanmoins un renforcement de la réglementation prudentielle.